#JIL2012, Rendez-vous libres !

30 mars 2012 — 3 commentaireslien permanent

Affiche de l’édition 2012

Deux ans. Deux ans que nous organisons la Journée de l’Informatique Libre. Deux ans qui nous ont permis de nous préparer, de nous confronter à une gestion d’évènements, deux ans qui nous ont beaucoup apportés. L’association PostPro et ses adhérents sont ainsi fiers de présenter la #JIL2012, journée qui réunira les principaux acteurs des libertés informatiques en région PACA.

amphithéâtre de la JIL

Dans un mois, le 28 avril 2012, la Journée de l’Informatique Libre se tiendra à la maison des technologies de Toulon, véritable lieu du numérique entre Provence et côte d’azur. Dans le but de rendre le public plus libre avec l’outil informatique, des ateliers se tiendront, des conférences et un espace de rencontres composé de stands est programmé. Notre objectif est, au delà de la familiarisation du le public avec les technologies libres, de lui enseigner les fondements de l’informatique libre pour le rendre autonome avec l’outil. Des conférences présenteront tout ceci. Le programme est par ailleurs disponible sur le site de l’évènement.

Nous avons choisi, cette année, de ne pas nous limiter au public toulonnais. Dès lors, l’ensemble des conférences sera diffusé en direct sur internet, permettant à chacun de pouvoir en profiter. Tout ceci sera, évidemment, expliqué en temps et en heure sur le site de la #JIL2012.

Tout, ou quasiment, est prêt. Les lieux sont réservés. Les conférences seront filmées et diffusées en direct, le matériel est prêt. Les stocks pour la buvette sont définis. Les principales personnes sont invitées. Seules quelques petites choses ne sont pas totalement organisées. En effet, nous appelons aujourd’hui à une participation des associations locales. J’invite alors chaque représentant le souhaitant à réserver un stand pour son organisation. Pour cela, il est possible de nous contacter à l’adresse contact@post-pro.fr. Devant les demandes que nous recevrons, nous ferons évidemment un tri pour que les stands associatifs correspondent effectivement au message que nous souhaitons faire passer. Nous avons d’autre part quelques créneaux libres au niveau du planning de conférences. Vous pouvez nous contacter pour éventuellement en tenir une. Les créneaux disponibles sont : 11h40-12h20; 11h40-15h20, 15h20-16h, 16h20-17h. On attend que vous !

Enfin, la communication avance, mais ne peut être faite sans public. Il est donc important de venir aimer notre page Facebook, s’inscrire à l’évènement, nous suivre sur Twitter, et bien sûr parler de la #JIL2012 autour de vous !

 

JIL 2012, c’est lancé !

29 septembre 2011 — 1 commentairelien permanent

Affiche de l’édition 2012

Le 15 janvier 2011 avait lieu la première édition de la Journée de l’Informatique Libre au CREP des Lices de Toulon. Rencontrant un vif succès, nous avons décidé de réitérer cet évènement en 2012.

Affiche de l’édition 2012

En 2011, les acteurs du libre aussi bien en région PACA que dans la France sont venus donner des conférences. Ainsi, Benjamin Bayart, Frédéric Couchet, Loïc Dachary, Véronique Fritière s’étaient déplacés dans le but de présenter au public les principales alternatives libres en informatique. La journée organisée par PostPro dans les locaux de la Ligue de l’Enseignement (Toulon) a ainsi développé les rencontres de l’informatique libre dans le Var, tout en présentant des débats et discussions à l’ère du numérique.

Et après quelques mois de recherche d’un lieu pour réitérer la journée, nous avons enfin trouvé. C’est à la Maison des Technologies, toujours à Toulon, que se déroulera la seconde édition. Cette année, nous ne souhaitons plus seulement présenter les libertés mais fournir un espace d’échanges autour de celles-ci. Ainsi, deux conférences (une sur les logiciels libres, l’autre sur internet) sont programmées dans l’amphitéâtre de l’ISEN (si l’obtention pour l’évènement nous est confirmée) tandis que le reste de la manifestation se déroulera à dans La Cantine. À savoir, espace de rencontres où stands et ateliers seront installés.

 

En attendant, je me charge des contacts avec les éventuels conférenciers, à savoir que Frédéric Couchet (APRIL) et Benjamin Bayart (FDN) seront réinvités pour les conférences, et les personnes qui ont donné des conférences l’an dernier pourront participer sur l’espace de rencontres. Quant à vous, lecteurs, je vous invite à faire la promotion de la journée en utilisant le hashtag #jil2012 sur twitter.

Liberté #2

30 mars 2011 — 4 commentaireslien permanent

liberté

Mars 2011, la loi LOPPSI 2 franchit l’assemblée nationale, passe à travers le Sénat et est enfin ratifiée par le conseil constitutionnel. En France, seuls quelques personnes sont au courant de l’existence de cette loi, et de ce qu’elle implique. Aujourd’hui, et légalement, nos libertés sont bafouées, et les mesures prises par le gouvernement font penser à celles qui n’avaient plus été appliquées depuis 1945.

Cette loi est dangereuse et pose les bases d’un débat. Veut-on plus de sécurité ou plus de liberté, c’est la question à ce poser, et qui régira, je le pense, la politique de cette décénie. Dans cet article, j’ai choisi de ne me concentrer uniquement sur l’aspect internet de cette loi liberticide.

Tout d’abord, cette loi autorise le gouvernement à filtrer les contenus en ligne pour protéger contre la pédopornographie. Bien entendu, les sites dont l’accès nous sera filtré seront listés sur une liste… secrète.  Les mesures seront prises sans même l’accord d’un quelconque magistrat. Et pire, rien, dans la loi LOPPSI 2, n’est prévu pour la contestation. Ainsi, cette loi n’a qu’un but, censurer le web et priver les internautes d’un accès à certains sites.

L’objectif premier de LOPPSI est de protéger les internautes contre la pédopornographie. Alors évidemment, la pédopornographie, c’est dangereux, et c’est surtout un sujet qui fait peur. Mais pourquoi procéder à une censure plutôt que de détruire tout simplement les contenus ? En effet,une censure de l’internet est techniquement impossible, c’est à dire qu’il existera toujours des moyens de la contourner. Ainsi, les pédophiles pourront toujours organiser leurs crimes, communiquer entre eux. Et tout ça, dans un secret encore plus grand car le grand public ne pourra plus accéder aux contenus, tandis que des crimes s’organiseront. LOPPSI 2 n’a donc pour but  que la censure d’un internet et non la lutte contre la pédopornographie. Je n’invente ici rien de nouveau, c’est écrit noir sur blanc dans le texte de loi [1]:

b) complexifier l’accès volontaire de certains internautes à des sites pédopornographiques. En constatant que leurs tentatives de connexion sont bloquées, les amateurs les moins motivés seront dissuadés de poursuivre leurs recherches de contenus pédopornographiques. Seuls les délinquants les plus déterminés sauront contourner le blocage par des moyens techniques diffusés sur Internet.

Alors la censure, à quoi sert-elle ? Nous savons tous que sur le web, des contenus illégaux existent, et nous ne pouvons pas le nier. Mais les contenus pédopornographiques, il y en a-t-il un seul qui soit accessible ? Je ne pense pas. Qui a déjà navigué sur un site pédophile ? Il faut vraiment s’y intéresser pour tomber sur ce genre de site, en tapant pédopornographie dans google, ça m’étonnerait qu’on tombe sur ce genre de sites. D’autre part, la liste de sites à censurer est inconnue, qui nous prouvera qu’il n’y a que des sites pornographiques inscrit ? La réponse est simple : rien. À mon avis, la police ne se contenterait que de filtrer les contenus pédopornographiques, dans le respect de la loi, mais sommes nous réellement en terrain policier avec cette loi ? Oui et non. Bien sûr, c’est le ministère de l’intérieur ( de Brice Hortefeux ), qui a mis en place cette loi, mais elle n’est que politique. Cela, notre Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy, l’a bien compris. En effet, il a promis lors de ses vœux au monde de la culture, la mise en place d’un filtrage du net. « Il faut donc expérimenter sans délai les dispositifs de filtrage. » a-t-il déclaré aux principaux acteurs dans le domaine. Selon moi, il ne veut que défendre l’industrie du divertissement qui fera plus de bénéfice. LOPPSI 2 pourra aussi être appliquée dans d’autres domaines, la preuve en est dans les discours du chef de l’état [2]. Que l’on ne me dise pas que ceci n’aura pas lieu, puisque des tentatives de filtrage de tels sites ont déjà eu lieu. Par exemple, en Australie, la liste secrète des sites censurés a été publiée. Bizarrement, on trouvait sur cette liste des sites pornographiques non pédophiles, des sites religieux, des articles de Wikipedia, des vidéos Youtube, des sites de jeux en lignes [3]. Bref, les dérives seront nombreuses et le seront sûrement dès la mise en action de la loi LOPPSI.

Mais cette loi est inefficace pour d’autres raisons. Depuis plus de 15 ans,  le web a appris à s’auto-réguler, pourquoi un enfant arriverait-il en contact avec un pédophile ? Il y a-t-il des liens sur le web qui mênent vers ce genre de sites ? Internet est un réseau neutre. Cela signifie, d’après Benjamin Bayart, président du fournisseur d’accès à internet FDN [4], que la transmission des données doit être faite par un opérateur sans qu’il en examine le contenu, dans qu’il prenne en compte la source et la destination des données. D’autre part, l’opérateur ne doit privilégier aucun protocole ni altérer le contenu qu’il transporte. Cette neutralité du réseau est essentielle, à la fois en terme de liberté d’expression, mais aussi pour tout ce qui en découle. Une démocratie a besoin d’un réseau neutre. À mon avis, le filtrage du net enlève cette neutralité et l’avenir de l’internet est en danger. Même si en France, personne ne veut vivre dans les mêmes conditions politiques qu’en Chine, le gouvernement nous y pousse et le filtrage pourrait bien se transformer en censure politique.

Enfin, la mise en place de la LOPPSI 2 est autrement problématique. Les FAI devront appliquer eux-mêmes la censure du web. Et la liste devra rester secrète. Le grand public se dira que ce n’est pas compliqué, il n’y aura pas 500 personnes qui connaîtront la liste, sur 5 FAI, une personne peut bien s’occuper dans chaque de la censure… Dans ce cas là, chez des opérateurs de confiance, on peut toujours trouver des arrangements, surtout dans un système capitaliste. Mais en France, le problème est qu’il existe plus de 600 opérateurs internet recensés par l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes) [5]. Comment donner à plus de 600 personnes une liste qui se veut secrète ? D’après moi (et je ne suis pas le seul), il y a de grandes chances pour que cette liste finisse sur Wikileaks dans la semaine de sa mise en application. Et bonjour l’annuaire de sites infréquentables. Bref, le mode d’action est mal prévu dans cette loi et tant mieux.

Ce sujet est donc très important pour l’avenir de nos libertés, et je vous invite à vous pencher dessus. La Quadrature du Net [6] travaille dûr sur ce point. En bref, la loi LOPPSI est donc liberticide, inefficace et dangereux pour l’avenir d’internet. Nos libertés passent aussi par Internet, et nous ne pouvons que nous indigner face à la menace croissante des gouvernements.


notes:

[1] http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/projets/pl1697.pdf

[2] http://www.elysee.fr/download/?mode=press&filename=100107-discours-Voeux_culture.pdf

[3] http://www.smh.com.au/articles/2009/03/19/1237054961100.html (en anglais)

[4] http://torrents.rmll.info/table.html#18 (vidéo)

[5] http://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/rapport-activite-2009.pdf

[6] http://www.laquadrature.net/fr/filtrage-du-net

Liberté ! #1

16 février 2011 — aucune réponselien permanent

liberté

2011, l’actualité le montre, les libertés sont aujourd’hui bafouées. Les exemples ne manquent pas, entre les manifestations en Tunisie, en Égypte, en Algérie, et lois qui veulent contrôler l’internet, le monde sent bien que l’on veut nous enlever nos libertés fondamentales, et en particulier la liberté d’expression, qui pose problème aux lobbies et aux dirigeants qui souhaitent se maintenir au pouvoir. Contrôler l’internet, les flux commerciaux, la neutralité des réseaux, tout y passe.

En tant que plus grand réseau mondial, internet est un point majeur des discours liberticides. Pour protéger le peuple contre ce fabuleux repaire de pédo-nazis, le gouvernement va jusqu’à censurer internet secrètement. Pourtant, la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789, réelle partie de la constitution française de 1958 [1], affirme que

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi. »

Ainsi, Internet étant un des seuls moyens permettant la mise en place de cet article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, on ne peut vouloir la destruction de ce réseau ni vouloir le censurer, preuve de totalitarisme. Pourtant, des lois telles que l’HADOPI [2], la LOPPSI [3] ou encore le projet ACTA [4] ont pour but de contrôler Internet, au détriment des libertés fondamentales.

Je vais donc rédiger une série d’article, qui commence avec celui-ci, et qui aura pour but d’expliquer en quelques lignes chaque fois en quoi le système dans lequel nous vivons tend à devenir de plus en plus liberticide, et comment trouver des libertés et ce en informatique. Je citerai pour conclure cet article Stéphane Hessel qui nous invite « à donner cours à une action citoyenne forte » [5], et ce pour que chacun d’entre nous vive plus libre.


notes:

[1] : cf. http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789.5076.html

[2] : http://www.laquadrature.net/fr/HADOPI

[3] : http://www.laquadrature.net/fr/filtrage-du-net

[4] : http://www.laquadrature.net/fr/ACTA

[5]: extrait de Indignez-vous ! aux éditions Indigènes, octobre 2010