Vers le web 3.0

26 avril 2012 — aucune réponselien permanent

twitter

De plus en plus, nous entendons parler du web 3.0. On l’appelle parfois web sémantique. Parfois web des années 2010. Mais, après la génération 2.0, que sera le web 3.0 ? Peu de monde comprend le principe du web 2.0, pourquoi introduire un nouveau concept ? Je vais essayer de fournir quelques réponses, la plupart se basant sur ma conception des réseaux sociaux, de ce que m’a apporté la gestion du projet Jappix.

 

I. Le web, qu’es aquo ?

S’il faut comprendre quelque chose d’essentiel, avant de commencer, c’est qu’internet n’est pas le web et le web n’est pas internet. Internet n’est qu’un réseau de machines interconnectées. Le grand public, généralement, n’utilise pas toutes les possibilités permises par internet. Le web, quant à lui, est une partie d’internet. Le web permet la connexion de différentes pages, et à travers ceci, de différentes personnes. Je ne m’étendrai pas plus sur les différences, j’ai déjà traité de ce sujet dans un article en début d’année: Comment Google a tué le web ?

Essayons cependant de définir les différentes versions du web. On parle souvent du web 2.0. Encore faut-il qu’il y ait eu un web 1.0. À quoi servait-il ? Quelle était son utilité ? Que permettait-il ? Ou plutôt, que permet le web 2.0 et qui n’était pas possible à l’époque du web 1.0 ? Tout ceci nous permettra de mieux envisager le web 3.0.

Avant le web, on pouvait faire plein de choses avec internet, mais accéder à des documents distants était difficile. Il fallait se les envoyer par mail et on ne pouvait pas les lire directement en ligne. C’est ce qui a poussé certains scientifiques au CERN à inventer le web. Ils avaient juste besoin de mieux indexer leurs publications scientifiques, et de créer quelque chose qui leur permettrait d’aller chercher des documents sur n’importe quel machine. Début des années 1990, le web est né. Ce n’était pas très sophistiqué mais c’était déjà énorme. À l’époque, personne n’appelait ça web 1.0. Ni même web. Les scientifiques du CERN avaient inventé le protocole HTTP et le format HTML. C’était ceci, le web. Afficher des données HTML, tel est le but de l’HyperText Tranfer Protocol (HTTP). HTML permet, lui, de mettre des textes en forme, de les structurer à travers une sémantique propre. Je pense que comprendre ceci est important car c’est ce qui définit encore le web et ce sur quoi le web 3.0 se basera.

Rien n’était facile dans les années 1990. On ne pouvait pas, au début, interagir avec les pages web. On se contentait de lire, ou de diffuser. Rien de plus. Au fur et à mesure, l’usage a eu besoin d’évoluer.

Ainsi, on a vu naître au début des années 2000 le web 2.0. Ce nouveau web fait interagir serveurs et utilisateurs. C’est en quelque sorte le web de la communication. Cependant, ceci n’est pas né d’un seul coup, et même si l’on ne parlait pas de web 2.0  avant les années 2000, certains usages y ressemblaient. Néanmoins, ce n’est que dans les années 2000 que l’usage s’est développé, que la publication sur internet a été facilité. Interagir avec un contenu et discuter facilement sont deux des caractéristiques du web 2.0. Ainsi, les forums, réseaux sociaux, blogs font partie de cette nouvelle génération, de cette nouvelle décennie. Le webmaster n’est plus responsable du contenu. Le plus souvent, il n’en ajoute même pas, mais ce sont les utilisateurs qui le génèrent.

Même si la technique a légèrement évolué, c’est surtout l’usage qui qualifie le web 2.0, et non les possibilités techniques. En effet, nous n’utilisons le web pour communiquer que depuis les années 2000. Évidemment, le mail permettait avant de communiquer avec les autres, mais ça, ce n’est pas du web. Et, même si PHP, le langage de programmation à l’origine du web moderne, est apparu en 1994, les principales plateformes du web 2.0 sont sorties dans les années 2000. Par exemple, WordPress, célèbre moteur de blog, a été créé en 2003, les forums de discussions ont connu un essor en 2001, les réseaux sociaux sont apparus à partir de 2004. Cette transition du web 1.0 vers le 2.0 s’est ainsi faite progressivement. C’est l’usage qui détermine tout ceci, au fil des générations, des décennies.

En 2012, nous sommes donc au milieu de deux époques. La troisième décennie du web a commencé et nous pouvons avoir une vision globale de ce qui s’est passé pour mieux envisager ce qui évoluera.

 

II. Connectons nous !

Une des avancées majeures en matière de communication sur le web a été les réseaux sociaux. Aujourd’hui, on s’aperçoit que ce sont les sites les plus visités. Facebook et Twitter dominent le marché et réunissent en leur sein un sous-web. Il est donc évident que le web 3.0 se basera sur les réseaux sociaux. La migration vers le futur du web se fera donc dans ce sens en connectant les utilisateurs entre eux. Aujourd’hui, les réseaux sociaux nous ont permis de nous connecter, de nous rassembler. Chaque internaute est désormais relié avec un autre par l’intermédiaire d’une machine. Nous pouvons tous partager, à travers un réseau unique, des informations et des données sociales. Mais tout ceci n’est que du web 2.0. Les réseaux sociaux ne se basent, actuellement, que sur une technologie qui existait déjà dans les années 2000. Il faut donc aller plus loin, connecter l’ensemble du web, non pas entre individus, mais rapprocher les plateformes, les mettre en relations. C’est ceci, le web 3.0.

En 5 ans, les réseaux sociaux sont devenus incontournables sur le web. En effet, ils ont amélioré la manière dont nous avons des relations avec autrui, nous ont rapproché. La communication est devenue plus facile, plus pratique et a pris une nouvelle dimension.

De plus en plus, nous tendons à nous connecter aux réseaux sociaux dès que nous allumons notre PC. Certains consultent même Facebook ou Twitter avant même leurs mails. Tout ceci montre que la communication publique est plus importante que la communication personnelle. Même si communiquer avec une personne, lui expliquer ses idées, dialoguer est important, on se rend compte que de plus en plus, cet usage tend à s’effacer sur le web. Mais c’est aussi car la capacité sociale de l’homme s’adapte au milieu extérieur. Nous pensons à travers tous les liens sociaux que nous avons tissé dans le passé, nos actions ne sont que le reflet de celles des autres, et c’est pourquoi nous préférons communiquer à travers ce tissu social. Chaque lien, chaque nœud n’a plus d’importance, du moment que la toile est protégée. Là est la spécificité des réseaux sociaux.

Cependant, connecter les personnes entre elles n’est pas suffisant. Il faut aller plus loin dans cette connexion. En effet, étant sur Twitter, je ne pourrai pas avoir accès aux informations d’un utilisateur de Facebook et réciproquement. La dimension sociale des réseaux sociaux est là altérée. En définitive, les plateformes sociales nous privent de certains contacts et nous renferment, censurant parfois des messages. Bref, la communication est corrompue. Connecter les interfaces devient alors nécessaire. Peu importe le réseau social utilisé, nous devons pouvoir accéder à toutes les données. Bien entendu, ceci n’est pas valable uniquement pour les réseaux sociaux mais pour le web en général. Chaque information doit pouvoir être accessible sur le web, n’importe où. On me dira que c’est déjà le cas. Oui et non. Ce sont les serveurs qu’il faut connecter entre eux. Permettre à une information de traverser le web entier pour se retrouver sur un autre site et ainsi profiter à l’utilisateur.

La connexion sociale sera le fait de pouvoir utiliser des données qui sont sur d’autres sites internet, pouvoir les rechercher, les récupérer plus facilement. En connectant sites, serveurs, protocoles. Tout doit être mêlé pour fonder le web 3.0. Néanmoins, il ne faut pas changer les usages. Ceux-ci sont correct et doivent déterminer le futur, non l’inverse. Le web ne sera jamais uni, il y aura toujours des milliards de sites internet et c’est ce qu’il faut. À fonctions similaires, voir identiques, la diversité aura quand même toute son importance, seulement les plateformes doivent être connectées.

 

III. Fonder le web 3.0

Beaucoup assimilent le web 3.0 au web sémantique. Même si la sémantique joue pour beaucoup dans la construction du web 3.0, ça n’est pas l’aspect principal qui est déterminé par l’usage. Intéressons nous alors au web sémantique pour mieux comprendre la mise en place du nouveau web. Constatant que le partage de données et d’informations était devenu nécessaire, le W3C a défini des normes dans le partage des informations. Ainsi, le web sémantique partage des données formalisées en les mettant en forme d’une manière spécifique. Au lieu de laisser des informations dans un texte, on peut ainsi partager différents éléments de manière sémantique.  Des balises définissent des normes, la manière dont les informations sont rentrées est aussi définie. Dès lors, des données postées sur une page peuvent être exploitées sur d’autres sites internet. Le HTML5 permet beaucoup de ces choses en améliorant la séparation du contenu et du reste (menus, entête et pied de page notamment). Le XML jouera une place importante dans l’aspect technique du web sémantique car c’est en XML que sont définies les balises permettant de renseigner un certain type d’information. Ce sont de tels langages qui sont à la source d’une connexion plus importante entre les périphériques, entre les plateformes.

Cependant, le web 3.0 ne se limitera pas au web sémantique. L’aspect sémantique n’est que la technique du web 3.0. Tout le monde ne crée pas son site web et c’est pourquoi restreindre le web aux techniciens serait le limiter. L’usage du public ne sera pas sémantique. Celui-ci se contentera de rentrer des informations dans des formulaires et les retrouvera sur une multitude de plateformes. En fait, le web sémantique n’est que la partie cachée de l’iceberg.

Le web 3.0 sera plus social qu’actuellement. Ainsi, les réseaux sociaux seront connectés entre eux, grâce à des API plus avancées. On peut remarquer que Facebook, Twitter, Flickr, Google +, Youtube et j’en passe, proposent tous de se lier avec d’autres réseaux sociaux. On peut ainsi facilement publier sur sa Timeline de Facebook l’ensemble du contenu que l’on a épinglé sur Pinterest par exemple. Néanmoins, ces fonctionnalités qui se basent sur les API ne sont sûrement pas un exemple de ce que je vois comme le web 3.0. En effet, en utilisant ces fonctionnalités, on publie directement sur un site externe et l’information est placée à deux endroits différents. Et, malheureusement, ce n’est pas le site externe qui affiche un contenu sans qu’il soit sur son serveur.

Selon moi, le web 3.0 permettrait de lier des données sans les enregistrer à plusieurs endroits. Les informations ne seraient enregistrées qu’à un endroit et chaque service se baserait sur toutes ces données pour afficher celles qu’il souhaite. Il faut donc normaliser ceci. Certaines choses ont été faites avec le XML et le HTML5, mais il faut aller plus loin.

Un exemple que j’aime prendre est celui du projet Jappix duquel je suis co-fondateur. Jappix est une plateforme sociale qui se base sur le protocole XMPP. Ainsi, une entrée publiée dans Jappix est envoyée sur le serveur XMPP choisi et d’autres plateformes peuvent récupérer les données. C’est le cas de Movim qui utilise aussi XMPP. Je pense que c’est un protocole qui permettra bien des choses en somme, mais un autre peut être utilisé. L’essentiel est qu’il soit normalisé. L’inconvénient est qu’XMPP n’est pas, à la base, fait pour le web et même si Movim, Jappix, Facebook, GTalk et d’autres l’utilisent, ça n’est, à l’heure actuelle pas un protocole dédié au web mais juste aux échanges sociaux.

 

Tout ceci évoluera et, au sein de Jappix, nous essaierons de participer à un changement. Le web 3.0 n’est pas totalement défini, l’usage déterminera précisément ses caractéristiques. Je vous donne donc rendez-vous dans 10 ans pour un bilan et pour imaginer, ensemble, le web 4.0.

#JIL2012, Rendez-vous libres !

30 mars 2012 — 4 commentaireslien permanent

Affiche de l’édition 2012

Deux ans. Deux ans que nous organisons la Journée de l’Informatique Libre. Deux ans qui nous ont permis de nous préparer, de nous confronter à une gestion d’évènements, deux ans qui nous ont beaucoup apportés. L’association PostPro et ses adhérents sont ainsi fiers de présenter la #JIL2012, journée qui réunira les principaux acteurs des libertés informatiques en région PACA.

amphithéâtre de la JIL

Dans un mois, le 28 avril 2012, la Journée de l’Informatique Libre se tiendra à la maison des technologies de Toulon, véritable lieu du numérique entre Provence et côte d’azur. Dans le but de rendre le public plus libre avec l’outil informatique, des ateliers se tiendront, des conférences et un espace de rencontres composé de stands est programmé. Notre objectif est, au delà de la familiarisation du le public avec les technologies libres, de lui enseigner les fondements de l’informatique libre pour le rendre autonome avec l’outil. Des conférences présenteront tout ceci. Le programme est par ailleurs disponible sur le site de l’évènement.

Nous avons choisi, cette année, de ne pas nous limiter au public toulonnais. Dès lors, l’ensemble des conférences sera diffusé en direct sur internet, permettant à chacun de pouvoir en profiter. Tout ceci sera, évidemment, expliqué en temps et en heure sur le site de la #JIL2012.

Tout, ou quasiment, est prêt. Les lieux sont réservés. Les conférences seront filmées et diffusées en direct, le matériel est prêt. Les stocks pour la buvette sont définis. Les principales personnes sont invitées. Seules quelques petites choses ne sont pas totalement organisées. En effet, nous appelons aujourd’hui à une participation des associations locales. J’invite alors chaque représentant le souhaitant à réserver un stand pour son organisation. Pour cela, il est possible de nous contacter à l’adresse contact@post-pro.fr. Devant les demandes que nous recevrons, nous ferons évidemment un tri pour que les stands associatifs correspondent effectivement au message que nous souhaitons faire passer. Nous avons d’autre part quelques créneaux libres au niveau du planning de conférences. Vous pouvez nous contacter pour éventuellement en tenir une. Les créneaux disponibles sont : 11h40-12h20; 11h40-15h20, 15h20-16h, 16h20-17h. On attend que vous !

Enfin, la communication avance, mais ne peut être faite sans public. Il est donc important de venir aimer notre page Facebook, s’inscrire à l’évènement, nous suivre sur Twitter, et bien sûr parler de la #JIL2012 autour de vous !

 

De l’usage des réseaux sociaux

9 mars 2012 — 2 commentaireslien permanent

Facebook

Pour certains, ce sont les réseaux sociaux qui sont à la base des révolutions arabes. Pour d’autres, ceux-ci ne servent à rien. Pourtant, en quelques années, ils sont devenus incontournable pour la plupart des internautes. Chacun est couramment sur les réseaux sociaux. Même parfois sans le savoir… Youtube, par exemple, réunit un contenu immense auquel chacun a accès. Facebook, même si certains rechignent à s’y inscrire, s’impose de plus en plus dans notre vie privée et les journalistes parlent de plus en plus de Twitter.

Mais quel usage faire de ces réseaux sociaux ? Quelles sont les règles, quels sont les finalités de ces sites ? Tant de questions qui ne sont jamais posées mais leurs réponses sont souvent attendues. Je ne veux pas fournir une réponse universelle, mais un avis. Cet article présente mon avis sur mon utilisation des réseaux sociaux, l’utilité que j’en ai et qu’on peut en avoir, en me basant sur la façon dont mes contacts et connaissances les utilisent.

Aujourd’hui, il existe de nombreux réseaux sociaux. Facebook et Twitter dominent sur le marché, mais Youtube, Google +, Flickr ont aussi leur mot à dire. D’autres plateformes comme Diaspora* ou Status.net, même si elles peinent à s’installer auprès du grand public, existent et les usages diffèrent selon les plateformes. Je ne vais parler que de ce à quoi je suis habitué.

I. Des différents moyens

Tout d’abord, certains internautes recherchent partout la pérennité du format, des données. En utilisant les réseaux sociaux, il y a bien une chose qui n’a aucune importance, et c’est ceci. On se fiche complètement d’accéder, dans 10 ans, aux données que l’on a posté un jour. Toute l’information postée sur les réseaux sociaux est faite pour être temporaire. Et, si dans quelques décennies, l’information existe encore, tant mieux. Mais ça n’est pas la finalité.

On parle aussi de la publicité ciblée sur les réseaux sociaux, de l’utilisation de nos données. Mais ceci existait déjà avant l’invention des réseaux sociaux. L’usage ne diffère donc pas de l’usage d’une boite aux lettres ou d’une rue. Le spam arrive, la publicité est là, on ne peut pas trop l’éviter. Même si c’est désagréable, des sociétés ont la mainmise sur ce système de communication, des sociétés ont nos données. Quelqu’un a toujours eu nos données et ça n’est pas forcément quelque chose de plus inquiétant sur les réseaux sociaux qu’ailleurs, à mon sens. Même si la publicité est bien plus ciblée sur internet, tout change et nous ne pourrons pas échapper à ces annonces de plus en plus ciblées. Sauf, peut être, en ne dévoilant qu’un minimum.

Mais, selon moi, quitte à être présent sur une plateforme sociale, autant être inscrit sur plusieurs. Quitte à raconter sa vie, autant le faire à plusieurs endroits. Je suis moi même inscrits sur plusieurs réseaux sociaux, et l’usage que je fais de chacun est différent. Je ne poste pas la même chose sur Facebook que sur Twitter, je n’y ais pas non plus les mêmes contacts. Chaque réseau a ses spécificités, il est essentiel de savoir les capter pour contrôler sa vie en ligne. Beaucoup de monde centralise l’information et je pense que c’est un usage à bannir, je reviendrai là dessus plus loin. Beaucoup pensent que les réseaux sociaux nous emprisonnent, que notre vie privée est bafouée. Je réponds que tout dépend de l’usage que l’on en a. Certes, facebook nous piste avec le bouton j’aime. Mais dans ce cas, la chose est la même si on y est inscrit ou pas. L’essentiel, sur les réseaux sociaux, est de contrôler l’usage que l’on en fait. On choisit de ne publier que certaines informations, et, quand bien même laisser ses informations à la plateforme elle même dérangerait, il convient d’en laisser le moins possible, sans pour autant s’écarter de ses amis. Ainsi, je pense qu’il faut utiliser différentes plateformes pour être véritablement maître de ses données. Puisque de toute façon, tout sera un jour su, certains détails de notre vie privée pouvant être dévoilés par l’un de nos contact, autant le savoir, autant diffuser nous même ce que l’on veut avant que les autres ne le fassent. Tout est question de savoir faire en matière de sociabilité.

Les différents réseaux sociaux ne s’utilisent ainsi pas de la même manière. Voici ainsi, listés par ordre alphabétique, différents réseaux sociaux et les usages qu’on pourrait y avoir.

  • Facebook tout d’abord. C’est le réseau le plus utilisé. Mais, ce qui n’est pas spécialement considéré par les utilisateurs, c’est le fait que, à la base, Facebook avait comme objectif de créer des liens entre camarades, entre étudiants d’une même promotion. Le réseau créé à l’université de Harvard par un étudiant n’était pas destiné aux personnes de 50 ans pour communiquer avec leurs enfants. Au contraire, à l’image de l’école, on s’y retrouve entre amis. Je pense ainsi que la publication sur Facebook ne doit se réserver qu’à un contexte scolaire. On peut y échanger sur tous les sujets mais le thème des études doit rester proéminent. Moi même je n’accepte pas, même de bonnes connaissances, si celles-ci ne sont pas de la même tranche d’âge. Tout simplement car ce que j’y dis, ou les dialogues auxquels je souhaite participer ne concernent pas toutes mes connaissances. Ça ne veut pas dire que des quinquagénaires ne peuvent pas s’y inscrire, au contraire, c’est un moyen fantastique pour retrouver ses anciens camarades. Mais pas pour pister.
  • Flickr, lui, ne se réserve qu’à un cadre de photographes, ou d’amateurs de photographie, d’images. On ne s’inscrit pas spécialement pour y ajouter des clichés artistiques, mais plutôt pour partager des photos avec quiconque voudra bien prendre le temps de les regarder. La dynamique de partage au centre des réseau sociaux prend ici toute son importance dans le domaine de la photographie. S’y inscrire, c’est rendre des clichés accessibles au monde, leur ajouter une dimension sociale. Ce réseau ne peut être utilisé que pour cette fonction.
  • Google + est tout nouveau. Le réseau s’est vite imposé, mais son usage n’est pas très clair. Je pense qu’il réunit avant tout un public professionnel. L’usage des cercles permet de diffuser une information à plusieurs groupes de travail. Je pense que c’est un réseau pratique dans ce domaine. Contacter ses collègues, échanger, quoi de plus normal ? Je m’en sers personnellement pour rester en contact avec ma famille. Les bulles vidéos sont un moyen pratique de tchatter en visioconférence à plusieurs.
  • Twitter, est un réseau social bien connu des journalistes. Le grand public l’utilise moins. Le principe est, en 140 caractères, de publier des messages, qui seront accessibles à tout le monde. Ainsi, on y partage des informations courtes sur son état d’esprit, une information qui se doit d’être rapide. On ne va pas dévoiler sa vie, mais plutôt partager des instants en les explicitant, dire où l’on est, ce qu’on y fait, raconter quelques problèmes de la vie de tous les jours. Tout en sachant que chacun aura accès à toutes ces informations. C’est ce qui incite beaucoup de personnes à commenter l’actualité. étant donné qu’on ne connaît pas spécialement l’interlocuteur en face, on s’exprime différemment par rapport à Facebook.
  • Youtube, enfin. C’est certainement le réseau social qui en a le moins l’air. D’ailleurs, peu de monde le considère comme tel. Pourtant, tel est le but de la plateforme: partager des vidéos. Les commenter, en discuter. Le fait que l’usage en soit spécifique fait sa force. Publier une vidéo sur Youtube lui donnera plus d’importance sur le web qu’un simple partage sur Facebook ou Twitter. Là est la différence.

Chaque réseau a ainsi ses spécificités. L’usage est différent pour chacun. Lorsque je vois que certains de mes amis ont plus de 600 amis sur Facebook et que c’est le seul réseau sur lequel ils sont inscrits, il y a là un problème. À la base, Facebook n’est pas fait pour réunir toutes ses connaissances. D’ailleurs, même dans la vie réelle, on ne dit pas la même chose publiquement, à ses collègues ou à ses amis d’enfance. On ne doit pas repenser les réseaux sociaux, mais leur usage. Centraliser les informations n’est plus possible. Pourtant c’est une pratique ancrée dans notre vie en ligne.

II. De la connexion entre réseaux

Nous devons ainsi utiliser différemment les réseaux sociaux. Prendre en compte la diversité des réseaux est essentiel. Et pour cela, s’y inscrire est la première étape importante. L’argument de la vie privée n’a aucune importance pour s’inscrire sur Facebook ou Twitter. Puisque de toute façon ces sites nous pistent même si l’on n’est pas inscrit, autant y aller pour communiquer avec ses contacts. Le principe d’un réseau social est sa dimension sociale, le fait de pouvoir communiquer avec les autres. Ainsi, on ne peut pas préférer Diaspora à Facebook pour seul prétexte que le code est accessible. On y discutera pas avec les mêmes contacts, la dimension sociale de ces deux réseaux est différente et c’est cela qui donnera des préférences. Ce sont les contacts qui y sont. Mais après tout, en communiquant avec ses amis via un réseau social, on n’est pas obligé de tout dévoiler, nos amis savent, dans tous les cas, qui nous sommes. Communiquer sur les réseaux sociaux est devenu une priorité.

En se coupant des réseaux sociaux, on se coupe d’une certaine manière du monde.  L’opinion libriste par excellence, de dire qu’on est pas sur Facebook, pas sur Twitter mais sur Diaspora, Status.net ou Jappix est, j’ai mis du temps à le comprendre, inaplicable dans le monde réel. Personne n’oserait dire « je ne parle pas en France, allons discuter en Suisse ». Ou alors ce n’est qu’une minorité. Sur internet, c’est pareil. On peut, certes, préférer XMPP à MSN pour discuter. D’ailleurs XMPP s’impose généralement au niveau professionnel mais pour d’autres raison. Pour communiquer avec ses amis, on ne les fait pas bouger. La communication est le propre de l’homme, profitons en, discutons où que nous soyons.Dans le futur, cela changera peut être. Mais XMPP est aujourd’hui fait pour les geeks.

Mais, pour connecter les réseaux, il faut y être inscrit. J’ai constaté que, en France, les gens ne savent généralement pas différencier les différentes plateformes. Par exemple, une amie (qui se reconnaîtra, je pense qu’elle doit lire des articles ici quelques fois) m’a dit il y a quelques semaines « j’ai regardé les tiennes sur le truc ou y a plein de photos de toi ». En somme, j’avais posté quelques photos sur Flickr et elle ne connaissait pas ce service. Je le disais plus tôt, utiliser différemment chaque réseau social a son importance. Il faut pouvoir réserver chaque plateforme à un usage spécifique et pour cela, connaître les principales. La vie sociale en France (ou tout du moins dans mon entourage) se limite à Facebook. Quel dommage pour la diversité. On ne doit pas non plus avoir les mêmes contacts sur un seul réseau. Dans la vie, nos connaissances sont séparées par différents réseaux d’amis. Sur le web il doit en être de même.

Cependant, les réseaux sociaux sont de plus en plus interconnectés. Dès lors, à quoi cela sert-il de séparer des différentes publications, ses différents réseaux d’amis ? Toujours à la même chose. Le web 3.0 sera un web dans lequel tout sera connecté. Les plateformes commencent cette transition : Youtube et Flickr permettent de publier sur Facebook et Twitter, Google + lie tous les réseaux, etc. Il faut dorénavant aller plus loin, vouloir dépasser cette interconnexion unilatérale. Je souhaite que, dans le futur, il existe un protocole universel, à l’image du web, pour la diffusion d’informations sociales, temporaires. Un web sémantique. Néanmoins, l’usage ne doit pas être modifié, les réseaux sociaux servent à se rapprocher, à communiquer, il faut garder cet usage tel quel en connectant tous ces réseaux.

Pour conclure, l’usage des réseaux sociaux n’est pas encore défini. Chacun peut le faire comme il l’entend, à ses dépends. L’usage est néanmoins différent pour les personnalités politiques qui doivent publier le même discours sur chacun des réseaux. Seul le moyen de le dire change alors. Le web 3.0 résoudra sûrement certains des problèmes de diffusion, et j’espère que la communication se fera de manière plus souple dans le futur.

Eee pad Transformer prime, retours…

29 février 2012 — aucune réponselien permanent

asus

Ce n’est pas souvent que je publie des avis sur des objets. La dernière fois, c’était pour mon caméscope, il y a un an.

Après un mois d’utilisation, j’ai décidé de donner mon avis sur le nouvel objet que je possède.

voilà la bête !

Prise en main

Rien qu’en ouvrant la boite, on pressent déjà un produit bien conçu. Ça a l’air solide, c’est joli. Bref, ASUS, même en rencontrant un retard dans la livraison, n’a rien laissé au hasard, rien oublié, tout du moins, à première vue, et ça fait plaisir de voir un tel matériel.

Android est assez bien conçu. C’est ma première tablette et je trouve que tout s’adapte assez bien, les applications Google sont bien intégrées. J’ai trouvé ça sympa que Google importe tous mes contacts. Même si ça pose quelques problèmes au niveau de la vie privée, c’est quelque chose qui apporte un vrai plus quand on a 300 e-mails dans son répertoire.

D’autre part, j’avais acheté cette tablette pour son clavier. Je pense que c’est le point fort de ce système. Ayant eu l’occasion de tester l’iPad d’Apple ou la Samsung Galaxy Tab, je pense que l’absence de clavier réduit. Lorsque l’on doit taper de longs textes, des e-mails, ce n’est pas pratique de ne pas avoir de clavier. L’Eee Pad Transformer résout ce problème. Cela permet de se reposer sur les touches, d’avoir quelque chose sur quoi taper. Bref, c’est un avantage énorme.

Enfin, l’écran tactile est assez bien conçu. C’est à peu près la même dalle que chez les concurrents. La luminosité est suffisante, aussi bien en intérieur qu’en extérieur, l’écran est assez fonctionnel. Un point cependant à remarquer est le fait qu’il prend facilement les traces de doigts, je suis obligé de le nettoyer pratiquement tous les deux jours. Heureusement, un chiffon adapté était fourni avec. Enfin, la batterie de 18 heures est largement suffisante. On tient longtemps, très longtemps, et ça fait plaisir de ne pas avoir à chercher une prise toutes les 2 heures.

Au fil du temps

En un mois, j’ai eu le temps de bien utiliser cette machine. À vrai dire, l’usage change complètement par rapport à un ordinateur portable. Je n’y fais pas la même chose, et, pour taper cet article par exemple, je n’ai pas utilisé ma Transformer.

Ça aurait été possible, mais je ne peux pas taper de longs textes en azerty, je me fatigue et tape trop lentement. Cependant, pour l’écriture de mails, pour remplir des formulaires sur des sites internet, le clavier est un vrai plus. Ce que je trouve bien avec cette tablette, c’est que tout se fait de manière plus pratique, plus rapide. Par exemple, lorsque je dois aller regarder un programme de colle publié en ligne par l’un de mes professeurs, je fais ça de manière plus rapide et je peux lire le pdf comme un livre électronique. Pour lire quelques articles sur lemonde.fr, c’est, là encore, simplifié et plus rapide.

Bref, en déplacement ou pour se distraire en regardant quelques vidéos sur youtube, cet objet est bien pratique et je conseille son utilisation. Néanmoins, une tablette n’est, et on s’en doute, pas forcément pratique pour faire de grosses opérations. Même si les capacités de la Transformer Prime sont là, mais je ne me vois pas faire du montage vidéo bien que ça soit possible. En installant ubuntu par exemple, peut être que tout ceci serait rendu possible.

Enfin, comme je suis en bépo, j’essaierai d’adapter la configuration du clavier à tout ça. Il faudra modifier touche par touche chaque interprétation, et je ferai ça lorsque j’aurai le temps. Je mettrai tous les fichiers sur github pour ceux que ça intéresse, comme je fais déjà pour certains projets.

Jappix s’émancipe

29 janvier 2012 — 2 commentaireslien permanent

le nouveau logo

Aujourd’hui, fin janvier 2012, Jappix s’ouvre à de nouveaux horizons. Dans le but de réunir les développeurs, contributeurs et toute personne intéressée par le projet Jappix, nous ouvrons aujourd’hui la plateforme developer.jappix.org.

Logo de developer.jappix.org

D’autre part, nous ouvrons d’autres domaines, basés sur jappix.org qui devient le site du projet jappix (et remplace ainsi project.jappix.com qui ne donne que des informations à propos de la plateforme jappix.com ). Ainsi, les téléchargements s’effectueront désormais depuis downloads.jappix.org(qui redirigera en fait vers une page sécifique sur jappix.org) et un dépot git a aussi été mis en place. Tou n’est pas encore opérationnel, certaines pages ne sont pas complètes.

Plusieurs raisons à tous ces changements. Déjà, nous souhaitions séparer jappix.org et jappix.com. Ce qui se rapporte à la plateforme officielle n’a plus aucun rapport avec ce qui se rapporte au projet. Le site jappix.net a aussi ouvert, dans le but de fédérer les différents utilisateurs de jappix. Dans le futur, il sera constitué de bien plus qu’une page, permettant aux utilisateurs de jappix de se réunir. En somme, jappix.org est fait pour le projet, jappix.com sert en tant que plateforme officielle et jappix.net se veut réunir les communautés d’utilisateurs. Par communautés d’utilisateurs, je veux dire les personnes qui ont installé Jappix sur leur serveur et qui souhaitent rentrer en contact avec d’autres personnes, communiquer autour de la plateforme, de l’utilisation de chacun. Si on devait réunir les 11 100 utilisateurs de jappix.com, ça ne servirait à rien…

Aussi, nous souhaitions rendre plus facile le développement. En centralisant tous les liens vers les différentes interface sur jappix.org, nous permettons à d’éventuels futurs développeurs de s’y retrouver. Le choix de git a aussi été dans ce sens. Étant bien plus utilisé que Subversion, il sera plus facile de rejoindre le projet.

Nous avons en fait créé un projet sur github. Toujours dans cette même optique d’aller chercher le développeur. De nombreux projets libres sont hébergés par github, notamment diaspora, ou certains bouts de twitter. En travaillant avec github, nous nous connectons à tout un monde. Sachant néanmoins que centraliser l’information n’est pas une bonne idée, des mirroirs ont été installé. Jappix, en charge de la communication sociale à propos de Jappix, est ainsi mainteneur du projet sur gitorious. Vanaryon, à l’initiative de Jappix, s’occupe toujours de la version Subversion placée sur Codingteam. Je recommande cependant l’utilisation de github, pour ne pas trop nous éparpiller. Les bugs repportés sur Codingteam ne serviront plus qu’à Jappix.com et plus au projet en tant que tel.

Je vous laisse découvrir tout ceci, qui permet au projet Jappix une certaine indépendance par rapport à certaines plateformes de développement, ne centralisant pas l’information en un endroit particulier. Nous essayons de faire de notre mieux pour rendre ce projet attractif, le développement étant actuellement en pause. J’annonce enfin que nous sommes en contact avec les développeurs de Beem dans le but de vous permettre de vous connecter depuis une plateforme Android!